Société Généalogique du Lyonnais et du Beaujolais

Les CHAPELIERS LYONNAIS

Les chapeliers lyonnais ont pris leur essor au début du 18ème siècle avec la mode des tricornes en peaux de castor. Leur confrérie corporation avait augmenté au point qu’il leur fallut négocier avec le couvent des Cordeliers, une plus grande chapelle dans l’église Saint-Bonaventure, pour leurs dévotions. La corporation élisait tous les deux ans des Maîtres jurés, chargés de la police du métier : visite des ateliers pour lutter contre les malfaçons et contrefaçons, enregistrement des capacités (apprentissage, brevet de maîtrise), respect des statuts et règlements supervisés par le Prévôt des Marchands. La corporation percevait une adhésion par chapelier, calculée en fonction de leur statut, marchand ou artisan. La confrérie recevait les oboles et une partie des amendes (l’autre revenait à la Charité). Les Maîtres jurés convoquaient des assemblées plusieurs fois par an selon les besoins, dans une des salles des Cordeliers, la plupart du temps il s’agissait d’emprunts pour payer les taxes royales. Le métier est confronté à des conflits d’ouvriers comme celui des approprieurs (ceux qui lustrent les chapeaux) en juin 1777 qui touchent des salaires d’ouvrières ! Le Consulat prend le parti des patrons et envoie la maréchaussée contre les ouvriers, deux meneurs seront arrêtés et condamnés à mort. La corporation confrérie des chapeliers fut abolie en même temps que toutes les autres, par le décret d’Allarde en mars 1791, et la loi Le Chapelier en juin 1791 qui donnèrent le libre exercice du travail. Le commerce périclita et on peut considérer qu’avec l’avènement de la Révolution, la chapellerie lyonnaise perdit sa grande prospérité. Quelques familles de chapeliers que l’on a étudiées : BISSARDON, CARLET, GOUTELLE

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