Société Généalogique du Lyonnais et du Beaujolais
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Les APOTHICAIRES LYONNAIS du XVIe au XIXe siècle

L’image actuelle du pharmacien, homme de science et commerçant a fait oublier celle de son ancêtre, l’apothicaire qui appartient à la corporation des épiciers. C’est entre le XVIe et le XIXe siècle que les apothicaires acquièrent leurs statuts et leur indépendance. La corporation des apothicaires de Lyon est confirmée en 1588 par un règlement calqué sur celui de Paris. Ce règlement qui a été remanié plusieurs fois jusqu’en 1659, demeure inchangé jusqu’en 1777, date de l’édit qui uniformise l’exercice de la pharmacie dans tout le royaume. Les apothicaires et les épiciers sont séparés. Les corporations de métiers ont un rôle primordial dans la Ville de Lyon. Métier juré, les apothicaires sont responsables du "grabelage" et de la vérification des poids et mesures. Les apothicaires se regroupent dans les mêmes rues ; leurs boutiques ont des enseignes évoquant leur activité. Leur vie et leur exercice professionnel sont rythmés par la préparation des médicaments qui doivent parfois être administrés au malade, dans sa chambre, en sa présence et en surveiller les effets. Les apothicaires sont en conflit avec la ville de Lyon, les médecins, les barbiers, les épiciers, les hôpitaux ou les communautés religieuses et tous ceux qui empiètent sur leur exercice sous couvert d"oeuvres caritatives, ce qui donnent lieu à de nombreux procès. Pour être Maître apothicaire, il faut avoir le titre de bourgeois de Lyon, être catholique, avoir un certificat de bonne conduite et de bonne moeurs, avoir effectué un apprentissage qui dure de 6 à 10 ans selon les époques, réussir aux examens qui ont lieu en présence des personnalités de la ville. L’art de la pharmacie a fait l’objet de "remèdes miracles" qui font disparaître les maux dont l’homme souffre, de caricature et de satyre politique. Ainsi on a le "grand dépuratif de la masse de sang, par Laurent, médecin au coin de la rue Ecorcheboeuf..." ou les "vertus admirables d’une eau composée aux Carmes Déchaussées de Lyon...". Les vertus des médecins ont été rapportées par des écrivains dont Rabelais, Marot, Molière, Mme de Sévigné....Molière qui a fait plusieurs séjours à Lyon, a rendu célèbre un apothicaire nommé Fleurant, rencontré devant la boutique d’un apothicaire....dans le "Malade Imaginaire". Cet ouvrage est agrémenté de nombreuses illustrations. Patronyme étudié : DE JUSSIEU

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